L’évangélisation – faire connaître la Bonne Nouvelle

Dès l’Ancien Testament, Dieu indique clairement que son intention de bénir l’humanité s’étendait jusqu’aux extrémités de la terre:

Psaumes 96:3
Racontez parmi les nations sa gloire, parmi tous les peuples ses merveilles!
  • L'impulsion d'une fontaine est de déborder. La grâce de Dieu déborde librement, car elle aime remplir ce qui est vide. Elle aime remplir Ses enfants, pour remplir ceux qui sont encore assoiffés.–John Piper, pasteur et auteur

La Mission que le Seigneur confie à Son église dans le Nouveau Testament est tout aussi entière:

Marc 16:15
Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.

Prêcher la bonne nouvelle commence par raconter ce que le Seigneur a fait pour nous, en commençant chez nous. Comme Jésus l’a demandé au démoniaque qu’Il venait de guérir:

Marc 5:19
Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi.

L’amour pour l’homme perdu nous pousse à témoigner. Observons les sentiments de Jésus pour ceux qui sont sans Dieu:

Matthieu 9:36
Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

L’apôtre Paul avait les mêmes sentiments:

2 Corinthiens 5:14
Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

Et le Père Lui aussi a les mêmes désirs:

1 Timothée 2:3-4
Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Notre témoignage personnel et l’explication de l’évangile sont deux choses différentes:

  • Le témoignage personnel est de raconter ce que Dieu a fait dans notre vie pour nous attirer à Lui et nous sauver.
  • L’explication de l’évangile est d’expliquer ce que la Bible enseigne sur la façon dont une personne peut être sauvée.

Notre témoignage

Notre témoignage personnel comporte ordinairement trois aspects:

  • Avant: ce qui caractérisait notre vie avant que Dieu y intervienne.
  • Pendant: comment Dieu s’y est pris pour nous attirer à Lui et comment nous avons été sauvé.
  • Maintenant: ce qu’est notre vie depuis notre conversion, comment elle a changé.

L’apôtre Paul saisissait toutes les occasions possibles pour raconter son témoignage. Devant le roi Agrippa, il donne un excellent exemple des trois aspects du témoignage:

  • Actes 26.2-11: sa vie avant de rencontrer le Seigneur
  • Actes 26.12-18: comment le Seigneur l’a convaincu de péché et l’a sauvé
  • Actes 26.19-27: la transformation dans sa vie depuis sa conversion.

Il a aussi interpellé le roi Agrippa aux vv.27-29 pour l’amener à réfléchir sur ses propres croyances.

Faites un petit test: lisez le témoignage de l’apôtre Paul à haute voix et notez le temps que cela vous a pris. Le témoignage de Paul était-il long?

Si nous sommes enfants de Dieu, il va de soi que nous devrions pouvoir raconter notre témoignage. Peut-être pas devant une foule tout de suite, mais au moins à une personne. Ou par téléphone. Ou par lettre, ou courriel…

Si nous avions été sauvé de la noyade, il serait impensable que nous ne puissions pas raconter à quelqu’un ce qui nous est arrivé.

Pourquoi ne pas prendre une ou deux feuilles et mettre sur papier en trois temps comment Dieu vous a sauvé?

Si vous appartenez au Seigneur, cela sera un exercice très utile. Vous aurez précisé vos pensées, et il vous sera plus facile de saisir l’occasion de glorifier Dieu auprès de ceux qui vous entourent en leur racontant ce qu’Il a fait pour vous. C’est un grand privilège que Dieu accorde non seulement aux pasteurs mais à tous Ses enfants:

1 Pierre 2:9-10
Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde.

Si vous trouvez cet exercice trop ardu, il est possible que vous n’ayez pas encore compris l’évangile clairement. Si tel est le cas, vous pouvez réviser l’évangile plus en détail en cliquant ici:

Il est important de faire attention de ne pas mentionner des détails intimes de notre vie passée, sauf dans le cas où nous pouvons aider des gens qui ont les mêmes problèmes que nous. Si nous sommes vraiment convertis à Jésus-Christ, quelle devrait être notre attitude à l’égard des fruits de notre vie passée (Romains 6.20-21)?

La présentation de l’évangile

Comment entamer la conversation sur des sujets spirituels pour en venir à pouvoir présenter l’évangile à une personne? Voici quelques suggestions:

  • Être amical et avenant
  • Être sincèrement intéressé aux gens, à leurs opinions, leurs points de vue
  • Commencer avec les choses naturelles: la température, les nouvelles
  • Progresser avec des éléments personnels, poser des questions sur: leurs occupations, leur famille, leurs loisirs, leurs projets
  • En discutant avec une personne, il arrive souvent que nous puissions alors à un moment approprié aiguiller la conversation vers les choses spirituelles en posant une question comme:
    • « As-tu une croyance spirituelle? »
    • « As-tu déjà réfléchi à ce qui arrive après la mort? »
    • « Y a-t-il une raison particulière pour laquelle tu portes cette croix (ou ce tatouage, etc.)? »

Pour aider une personne à voir où elle en est par rapport à Dieu, nous pouvons l’encourager à y réfléchir en lui posant des questions.

Une conversation simple et amicale pourrait aller un peu comme suit (adapté de The Way of the Master, Tyndale House Publishers, 2002, par Kirk Cameron et Ray Comfort):

  • « Jean, dirais-tu que tu es une bonne personne? »(Serez-vous étonné d’apprendre que la vaste majorité des gens répondent « Oui » à cette question?! – Voir Proverbes 16.2)
  • « Si tu devais mourir aujourd’hui, pense-tu que tu irais au ciel? »
  • « Pense-tu que tu as obéi aux dix commandements? »
  • « Accepterais-tu que je te pose quelques questions pour le savoir? »

Bien entendu, ces questions ne sont pas un interrogatoire. Elles sont dans le contexte d’une conversation ou les deux personnes participent, posent des questions, et où nous nous intéressons sincèrement à ce que l’autre pense!

Si la personne est d’accord, nous pouvons avec gentillesse et amour la placer face à quelques uns des dix commandements, toujours en lui posant des questions, lui demandant si elle a déjà transgressé les commandements.

Ceci aidera la personne à prendre conscience de son péché, et donc d’être intéressée à connaître l’évangile. Il serait bon de les mémoriser, dans Exode 20.1-17, ce qui nous permettrait d’en discuter avec une personne même si nous n’avons pas notre Bible à la portée de la main:

  • Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
  • Tu ne te feras pas d’images taillées (idoles).
  • Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu en vain (blasphémer).
  • Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
  • Honore ton père et ta mère.
  • Tu ne tueras point (à la lumière de 1 Jean 3.15).
  • Tu ne commettras point d’adultère (en considérant Matthieu 5.27-28).
  • Tu ne déroberas point.
  • Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain (mentir).
  • Tu ne convoiteras aucune chose qui appartienne à ton prochain.

Une personne honnête devrait admettre avoir enfreint certains des commandements. Si elle était vraiment honnête, elle devrait admettre qu’elle les a probablement tous enfreints. Il n’est pas mauvais de vous identifier à elle et de lui mentionner que vous aussi avez enfreint les commandements de Dieu.

Si la personne est d’accord, nous pouvons avec gentillesse et amour la placer face à quelques uns des dix commandements, toujours en lui posant des questions, lui demandant si elle a déjà transgressé les commandements.

Bien entendu, ces questions ne sont pas un interrogatoire. Elles sont dans le contexte d’une conversation ou les deux personnes participent, posent des questions, et où nous nous intéressons sincèrement à ce que l’autre pense!

Nous pouvons continuer ainsi, toujours avec amour et gentillesse, pour lui faire prendre conscience de la gravité de sa situation:

  • « Tu viens d’admettre que tu es un menteur, voleur, un blasphémateur (nommez les péchés que la personne a admis avoir commis)… Si tu mourais aujourd’hui et Dieu te jugeait selon les 10 Commandements, serais-tu innocent ou coupable? »(Actes 17:31 parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice…)
  • « Irais-tu au ciel ou en enfer? »
  • « Est-ce que ça te préoccupe qu’il y a une possibilité que tu ailles en enfer? »

À ce point, plusieurs personnes saisiront qu’elles ne sont peut-être pas aussi bonnes qu’elles le pensaient, et certains seront convaincues de péché. Voilà un bon moment pour leur demander:

  • « Aimerais-tu savoir ce que Dieu a fait pour qu’une personne qui a transgressé les commandements de Dieu puisse éviter d’aller en enfer? »

Et à ce moment, si elle le désire, c’est le temps de lui présenter l’évangile. Pourquoi commencer par les commandements? Parce qu’il est rare de voir le besoin d’un remède si nous ne voyons aucun symptôme de maladie.

La loi, c’est-à-dire les commandements de Dieu, sont un professeur, un miroir qui nous montrent notre besoin d’un Sauveur (Galates 3.24).

L’évangile peut être présenté de plusieurs manières. Une façon de faire est d’utiliser un seul texte, comme par exemple:

  • Jean 3.16
  • Jean 5.24
  • Jean 3.1-12: l’histoire de Nicodème
  • Luc 23.33-43: les deux brigands
  • Éphésiens 2.1-10

Nous pouvons aussi utiliser une série de textes. Comme dans l’exemple suivant:

Jean 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

  • Nous avons péché, nous devons mourir. Dieu a permis qu’un autre meure à notre place.
  • Condamné, mis sur une croix: mort à notre place.
  • Ressuscité: Dieu a accepté sa mort à notre place.
  • Parce que Jésus a porté notre péché, nous pouvons avoir accès à Dieu.
  • Existent-t-il d’autres façons pour aller au ciel?

Jean 14:6 Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

  • Ce qui sauve, ce n’est pas une religion, mais une relation.
  • Le seul chemin: Jésus vs. tous les autres – les autres essaient de nous montrer comment se rendre à Dieu, Jésus est Dieu venu sur terre pour faire ce qu’on est incapable de faire: nous amener à Dieu.
  • Jésus est le chemin: est-ce que tous sont sauvés? Que faut-il faire?

Romains 10:9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

Cela implique deux choses – comme les deux faces d’une pièce de monnaie:

  • Confesser mes péchés: me repentir
    • Être d’accord avec Dieu que j’ai péché, tristesse
    • Renoncer à vivre comme ça, m’en détourner (un 180 degrés)
  • Croire au Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Maître
    • Sauveur: qui a subi le châtiment que je méritais
    • Maître: rendre les armes et se joindre à Son côté pour le suivre et le servir.

Il est bon de donner l’occasion à la personne de s’exprimer sur ce qu’elle comprend ou pense de ce qu’elle vient d’entendre:

  • « Que penses-tu de tout cela? »

Rappelons-nous que si la personne n’est pas sauvée et qu’elle décède, elle est passible de l’enfer. Il vaut donc la peine de lui donner l’occasion d’exprimer si elle désire être sauvée:

  • « Y a-t-il quelque chose qui t’empêche de confesser tes péchés et de croire au Seigneur Jésus aujourd’hui? »

Si la personne veut le faire, il peut être indiqué de réviser les éléments important de l’évangile pour s’assurer qu’elle comprend bien ce que la conversion implique.

Il serait aussi à propos de lui expliquer les difficultés potentielles à prévoir si elle choisit de suivre Jésus (Matthieu 10.24-25, Matthieu 5.10-12).

Si la personne veut se donner au Seigneur, il suffit de l’inviter à le faire, si elle est prête, et dans ses propres mots.

Si un homme a trompé sa femme et qu’il réalise la gravité de ce qu’il a fait, il n’a pas besoin que quelqu’un le prenne par la main ou lui mette les mots à la bouche pour aller demander pardon à son épouse.

De la même manière, nous ne devrions pas mettre des mots dans la bouche de quelqu’un qui ne sait pas quoi dire à Dieu. Nous pourrions alors lui donner une fausse assurance de salut, car ce n’est pas une « profession de foi » ou une « prière » qui sauve. Quand Dieu convainc une personne de péché, elle n’aura pas de difficulté à savoir quoi dire à Dieu.

Si ce n’est pas clair pour la personne, il est préférable de l’encourager à continuer à examiner la Parole à ce sujet, en demandant à Dieu de lui montrer la vérité.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron! Si vous demandez à Dieu de vous donner régulièrement des occasions de témoigner pour le Seigneur, et que vous vous appuyez sur Lui pour saisir toutes les occasions qu’Il vous donnera, vous Le verrez sûrement faire de grandes choses autour de vous!
Parfois vous sèmerez, et un autre récoltera. Si vous persévérez, vous aurez probablement aussi l’occasion de récolter, soit ce que vous aurez semé, ou ce que d’autres auront semé!

Galates 6:9
Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.

Le Seigneur nous fait le privilège de nous donner une part active à Son œuvre! Non seulement Il nous donne de pouvoir parler pour Lui, mais aussi Il nous permet d’agir pour Lui, de travailler dans Son entreprise!

Le service