Richard Guignard

Grand voyageur et aventurier, le Seigneur l’a interpellé des son jeune âge pour lui faire vivre une aventure sans pareil…


Je suis le deuxième d’une famille de cinq garçons. Mon père étant boucher de profession, souvent nous étions appelés à déménager d’une région à l’autre, puisque mon père était reconnu dans son métier, et il était ainsi en demande pour démarrer des nouveaux commerces.D’aussi loin que je me souvienne, la vie de famille était ce qu’il y avait de plus important.

Nous étions, comme on peut dire, tricotés serrés. Et comme toute bonne famille rurale de ma région natale du Nouveau-Brunswick, tout comme celles du Québec je crois, ma mère nous enseignait à respecter les autres, à se comporter correctement dans la société…et à assister aux messes. La religion ayant une grande place dans sa vie, elle s’assurait que ses cinq garçons n’en manquent pas une.

Donc, pour lui faire plaisir, j’ai pratiqué la  »profession » de servant de messe, et j’y ai mis tout mon cœur, pour les quelques semaines que ça a duré. Je me rappelle que par la suite, mes frères et moi préférions faire l’église buissonnière, disant à maman que nous allions à la messe du soir. On s’inventait toutes sortes d’histoires, et lorsqu’elle nous posait des questions, on espérait qu’elle ne découvre pas nos stratagèmes.
Nous sommes arrivés au Québec en 1974. Après mes études secondaires terminées, je suis parti à Rimouski, afin de débuter mes études collégiales. Nous étions une vingtaine d’amis à partir ensemble, pour des concentrations différentes. « Enfin! » je me disais, « je vais vivre ma vie en tant qu’adulte! » Mais pourtant à seize ans, c’était bien jeune pour prendre toute ces responsabilités, et surtout n’ayant pas grand sous en poche, je me fiais sur l’aide gouvernementale afin de m’aider à passer au travers ces années.

Au bout de quelques mois, je voyais mon compte de banque fondre à vue d’œil, sans que l’aide promise par le gouvernement, sous forme de prêt et bourse n’arrive. Il était hors de question de demander de l’aide à mes parents, car je me disais qu’il y avait encore trop de bouches à nourrir à la maison, et que je réussirais à m’en sortir moi-même.

Après quelques semaines et des pâtés plus tard, lorsque le goût du riz minute m’était rendu trop familier, je me rappelle être tombé à genoux, demandant à Dieu d’intervenir. Après tout, je me disais que s’il existait, certainement que ce serait une petite affaire pour Lui de m’aider à passer au travers cette épreuve, car j’avais plus de difficulté à me concentrer sur mes études, mon estomac criait de plus en plus.

Dès le lendemain, le responsable du CEGEP m’apprend qu’il a reçu une note, indiquant que le ministère avait fait une erreur dans mon cas, en ayant classé ma demande de prêt, avant qu’elle ne soit traitée. Je ne me rappelle pas avoir remercié Dieu d’être intervenue si rapidement.

Les mois d’étude passèrent. Chez mes parents, plusieurs évènements se précipitaient. Ma mère a du quitter le foyer familial. Le fléau de la boisson frappait depuis plusieurs années, et maman ne pouvait plus supporter les ravages que ceci entrainait dans la vie de mon père. Elle partit donc vivre au Nouveau-Brunswick apportant avec elle mes trois jeunes frères.

Je me situais à mi-chemin entre la Côte-Nord, et la nouvelle demeure de ma mère, et frères. Un soir, au retour de l’école, j’apperçus la voiture de mon père dans l’entrée de la maison de chambres où je demeurais. Je ne voulais pas le laisser entrer, car j’en voulais à mon père d’être le responsable de ces malheurs. Après une bonne marche dans mon quartier, j’entrai à ma chambre, pour lui faire face. Je vis alors sur ma table, une bible, ouverte, et mon père paisible assis dans un coin. Ce fut frappant, car seulement ma mère nous parlait de religion , et c’était l’affaire des femmes me disais-je.

Mon père me parla de la personne qu’il avait rencontré quelques semaines auparavant, le Seigneur Jésus-Christ. Comment était-ce possible, lui qui avait toujours mené sa vie comme il l’entendait, et qui maintenant avait remis sa vie dans les mains d’un Dieu qu’il disait personnelle, que je ne connaissais pas ainsi. Il me parlait du témoignage d’un oncle que je connaissais peu, mais dont la vie avait été bouleversée également. Avec la Bible a l’appui, il me parlait des choses concernant Dieu, de son Fils Jésus. Il partit alors voir ma mère et mes frères, leur témoigner de l’amour que Dieu avait pour lui, et pour eux .

Un jour de mars 1982, je reçu un appel de sa part, m’invitant à aller le visiter chez-lui, plutôt que me rendre chez ma mère, pour la mi-session. Ce que j’y aperçu me frappa. Rassemblé dans la maison d’un ami, des gens parlaient de Dieu comme s’ils le connaissaient intimement. Ils avaient acceptés mon père, tel qu’il était, reconnaissant qu’il n’était plus le même homme, Dieu le transformant de plus en plus.

Quelques personnes me témoignaient de ce que Dieu avait fait dans leur vie. Comment chacun avait reconnu ce qu’ils étaient réellement. Tout ceci en s’appuyant sur des versets de la Bible. De plus en plus je voyais que tout ceci se tenait, mais comment moi aussi, Dieu me cherchait. Comme il est écrit, dans le livre de l’Apocalypse: « Voici je me tiens à la porte et je frappe, celui qui ouvre la porte, j’entrerai chez-lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3.20) Je voulais ce bonheur qu’ils semblaient avoir trouvé, mais je savais que Dieu n’était accessible qu’aux personnes humbles, car il est aussi écrit: « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » (Jacques 5.5)

Le soir même, dans ma chambre, j’ai demandé pardon à Dieu, reconnaissant que jusqu’alors, je voulais mener ma vie à ma façon, me rendant coupable de ne pas l’avoir aimé Lui en premier, le Créateur de toutes choses. Je saisis alors ce qu’Il m’offrait en retour, soit le pardon et une nouvelle vie possible, grâce à Jésus-Christ mort sur la croix, à ma place. Un verset biblique mentionne que lorsque j’ai cru en Jésus, Dieu m’a donné la vie éternelle! (Jean 3.16)

De retour à mes études, je me suis joint à une église, remplie de croyants qui avaient expérimenté la même chose que moi. J’ai par la suite occupé un emploi à Fermont, me suis marié à une fille de Chicoutimi, que j’ai eu le bonheur de rencontrer à l’église, durant ma dernière année d’études. Nous sommes sur la Côte-Nord depuis plusieurs années maintenant.

Le Seigneur nous a bénis. Ce que nous désirons le plus est que notre couple soit à l’image de ce verset qui dit: « Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel. » (Josué 24.15)

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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