Paul Poirier

Paul vivait dans le pire des mondes, cette genre de zone grise… À la fois malheureux avec un mode de vie où il négligeait la volonté de Dieu, et en même temps insatisfait de Dieu…

J’ai grandi dans la belle région de la Côte-Nord, dans une petite ville appelée Port-Cartier. Au cours de ma jeunesse, mes parents m’ont instruit, tant avec la théorie que par l’exemple dans la foi chrétienne, et ce que ça impliquait. Très jeune j’avais déjà les connaissances de l’existence de Dieu, ses exigences envers nous en tant que ses créatures, et la notion du Ciel et de l’Enfer. Je dois avouer qu’étant donné que toutes ces informations venaient de mes parents, je n’étais pas porté à les questionner. D’ailleurs, j’étais entouré d’amis qui grandissaient dans le même contexte que moi et donc si tout ça était vrai pour eux, ce l’était pour moi aussi.

L’idée de plaire à Dieu (et à mes parents) était très importante à mes yeux. Je m’efforçait de lire la Bible, de prier et de partager l’Évangile, le message central de la Bible avec les gens autour de moi. Malgré tous ces efforts, le doute était très présent dans mon esprit. Je pense qu’avec du recul je peux affirmer que mes actions, tant qu’elles pouvaient sembler bonnes de l’extérieur, étaient motivées par la peur. Je doutais de mon salut constamment. Je me demandais aussi si j’avais une réelle relation avec mon Créateur. Je savais que Jésus était mort pour moi et que si je croyais en Lui, je n’avais rien à craindre. La question qui me tourmentait c’était : « Mais est-ce que je crois VRAIMENT ? »

Tous ces questionnements faisaient de moi une personne assez insécure. En plus de cette insécurité je commençais à réaliser que j’avais des attirances sexuelles envers les hommes, et pratiquement aucune affinité pour les femmes. Je peux affirmer que ces attirances homosexuelles étaient présentes chez moi depuis très longtemps – c’est comme si je m’étais toujours senti comme ça. Je me disait que ces désirs étaient sûrement un genre de « bogue » dans ma tête et que ça allait se placer avec le temps… Mais vers le début de l’adolescence, les désirs étaient toujours là et s’intensifiaient. Je commençais à capoter un peu…

Mais, mes amis n’y voyaient que du feu ! Un de mes amis m’avait déjà dit : « Paul ! Je sais pas comment tu fais, t’es tellement solide dans ton comportement par rapport aux filles… tu vas avoir une méchante grosse couronne au Ciel men ! » Je lui ai répondu la chose suivante : « Ha ha ha ha ha ha… »

Arrivé au secondaire… mes doutes étaient toujours présents, j’essayais toujours de plaire à Dieu, et pendant ma dernière année de secondaire, mes années au Cégep et surtout au début de l’université, j’avais décidé de mettre Dieu de côté, en quelque sorte. Je vivais une vie peu différente de celle de mes amis non-croyants, je n’allais plus vraiment à l’église. Malgré mon laisser-aller, je n’étais certainement pas épanoui. Je pense qu’il n’y a pas eu une journée où je ne pensais pas à Dieu… si je pensais avoir mis Dieu de côté, clairement Il n’avait pas bougé. C’est comme si je vivais dans le pire des mondes, cette genre de zone grise… À la fois malheureux avec un mode de vie où je négligeais la volonté de Dieu, et aussi insatisfait de Dieu.

Rendu là, je n’était plus capable de vivre dans le déni par rapport à mes attirances sexuelles. Il fallait absolument que j’en parle à quelqu’un. C’était un moment assez particulier de dire un secret comme ça que j’avais gardé toute ma vie… Et là une fois qu’une autre personne le savait, je ne pouvais plus me faire à croire que c’était juste « dans ma tête. » Peu à peu j’ai commencé à m’ouvrir par rapport à cet aspect de ma vie. J’en ai parlé à ma famille, mes amis proches, et ainsi de suite. Je ne faisais pas exprès de le dire, mais si quelqu’un me demandait pourquoi j’avais pas une fille dans ma vie ou pourquoi je n’étais pas encore marié, je leur disait la vérité. J’ai toujours cru que ce que la Bible enseignait à ce sujet était vrai, que de se laisser aller dans de telles passions est mal aux yeux de Dieu… Je me retrouvais devant un choix pas facile…

Je dirais que les dernières années de ma vie ont été assez vacillantes au niveau spirituel. Autant que parfois j’avais des moments où j’essayais de me rapprocher de Dieu, autant qu’à d’autres moments, j’étais découragé… Je trouvais ça difficile et je retournais dans des habitudes pécheresses. Ça ne me rendait clairement pas plus heureux. Je trouvais ça tellement lourd d’aller devant Dieu avec cette charge, celle de mon orgueil, ma sexualité brisée, mes inquiétudes par rapport au futur de ma vie. Au fil des années, je m’étais fait une image de comment une personne devait se présenter devant Dieu. Je me disais que quand je serai assez brisé, Jésus va pouvoir me sauver. Quand je serai assez humble, Jésus va pouvoir m’aider. Quand je serai prêt à absolument tout abandonner pour Dieu, Jésus va autoriser la transaction.

Je me souviens d’un dimanche à l’église, c’était un de ces matins où j’allais à l’église plus par devoir qu’autre chose. En marchant dans la rue je demandais à Dieu de me parler. Arrivé dans la salle, je vois que cette journée-là, l’église allait prendre le repas du Seigneur, qui, pour ceux qui le savent pas est un moment où on mange du pain et on boit du vin, qui symbolisent le corps et le sang de Jésus, pour se souvenir de son sacrifice pour nous. Je n’avais jamais pris le repas du Seigneur jusqu’à cette date. Quand j’ai vu la table à l’avant avec les coupes et le pain, je me suis dit : « Est-ce que je pourrais le prendre ? Est-ce que j’ai accès à ça ? Est-ce que je crois VRAIMENT ?? »

Ça m’a chicoté pas mal tout le long de la réunion, j’ai demandé à Dieu qu’Il me montre si c’était sa volonté que je prenne le repas du Seigneur. Arrivé le moment où tout le monde s’avançait pour aller prendre du pain  et du vin, j’ai resté assis dans mon siège… Je regardais les gens aller manger et boire et je repensais à toutes les fois où ce repas était devant mes yeux et je n’y prenais pas part. Je sais bien que c’est un symbole, mais ça m’attristait de voir que j’étais encore dans cette position d’incertitude… C’est comme si je ne savait plus trop comment faire pour me rapprocher de Christ…

Je pense que mon visage exprimait assez bien mon état d’esprit, et un de mes amis, Nathanael, m’a vu, s’est rapproché de moi et m’a carrément dit : « Qu’est-ce qu’il y a? » Je lui ai exprimé ce que je vivais, par rapport à mes doutes, ma confusion, le sentiment que je ne suis pas assez d’une manière où d’une autre pour avoir le droit d’accès à  Jésus, à ce qu’il nous offre. Nath m’a simplement dit que la Bible était claire à ce sujet… Lorsqu’on vient à Jésus, on vient tel qu’on est. Après ça il m’a tendu un petit morceau de pain qui lui restait, et du vin dans sa coupe… J’ai pris le repas du Seigneur pour la première fois. Je pense que ce que Dieu voulait me montrer c’est que c’était pas moi qui pouvait me rendre vers Lui, l’atteindre. C’est Lui qui vient vers nous le premier… Il sait très bien qu’on est incapable d’aller à Lui par nos propres forces.

Romains 5.6-7 dit la chose suivante : « Car lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des pécheurs. À peine mourrait-on pour un juste, quelqu’un peut-être mourrait-il pour quelqu’un de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous en ce que lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »

Dieu m’a fait la grâce de goûter à son Amour. C’est la chose la plus libératrice, la plus parfaite. Rien n’est comparable à ça! Je sais que sa grâce sera suffisante pour me soutenir pour le reste de ma vie. Ça sera pas toujours facile… mais la bonne nouvelle c’est que Christ a déjà tout accompli!

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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