Nathalie Filiatreault

Venant d’une famille brisée, la colère et la rébellion, le désespoir enveloppaient Nathalie. Dieu s’est servie d’une voisine pour la faire passer de la solitude à la plénitude…


Je suis l’aînée d’une famille de trois enfants: deux garçons et moi-même. Ma famille était catholique non-pratiquante. Ma grand-mère maternelle vivait avec nous et m’emmenait de temps en temps à l’église. Lorsqu’elle est décédée, tout a été chamboulé dans la maison. J’ai vécu une enfance assez perturbée car très souvent je voyais mes parents se chicaner au point où la police devait intervenir.

À cette époque ma mère a commencé à avoir des terribles maux de têtes, avec des crises d’épilepsie. Elle a dû se faire enlever une tumeur au cerveau. C’est pendant cette période que mon père a demandé le divorce.

J’avais alors sept ans. J’ai donc été vivre avec mon père car ma mère remontait doucement de son opération et n’était pas en mesure de s’occuper de nous. Mais à un moment donné, elle se pensait assez forte pour nous reprendre, alors je suis retournée vivre avec ma mère.

Mais hélas, elle était si fragile qu’elle passait son temps au lit et ne cessait de faire des crises d’épilepsie. Il fallait donc se débrouiller seul. C’est à ce moment que j’ai souffert de malnutrition. J’avais neuf ans, mon père nous avait mis aux oubliettes. J’en voulais à mon père de nous avoir abandonné, de ne plus vivre avec ma mère. Je me sentais si misérable comparativement à toutes mes amies.

Entre temps, une voisine a pris ma mère à cœur et elle a commencé à en prendre soin. Ce fut difficile d’accepter cette voisine car elle avait beaucoup d’autorité et prenait la place de mon père et de ma mère. Dans mon cœur d’enfant je me rebellais toujours plus. Ça bouillait en-dedans. Cette dame était aussi alcoolique alors ça créait bien des tensions, des chicanes, des colères. Souvent je pensais au suicide, j’allais à l’école et ça me trottait toujours dans la tête mais Dieu m’a préservée. J’avais peur.

Malgré tout ce que je vivais à la maison, j’étais à la recherche de Dieu, je le priais à ma façon, j’allais à l’église très souvent, je servais la messe, j’étais dans la chorale, j’aidais pour les baptêmes. J’ai animé une soirée de Noël, j’étais l’aide du vicaire. Il m’avait un peu prise sous son aile… J’étais bien impliquée mais ça ne changeait rien à mon cœur, j’avais autant de furie, de colère, de tristesse. Je cherchais de l’amour, de l’attention, une délivrance.

Un jour nous avons déménagé et c’était maintenant trop loin pour me rendre à l’église, j’étais bien déçue. Mais dans la grâce de Dieu, je voyais ma voisine partir à tous les dimanches pour aller à l’église. Je lui ai donc demandé si je pouvais aller avec elle. Cela lui fit bien plaisir de m’emmener.

Je suis donc arrivée à l’Église Baptiste de St-Hilaire. J’étais bien surprise de voir les gens se parler autant, s’embrasser, chanter, l’école du dimanche pour les ados. J’avais quatorze ans. J’étais touchée par l’amour que je voyais et c’est que je recherchais. Je suis donc allée dans une conférence et Julie Arel chantait un chant « Tel que je suis », je me suis avancée et j’ai donné ma vie au Seigneur. Je ne savais pas très bien ce que je faisais mais j’étais heureuse.

Malheureusement, l’adolescence c’est la crise d’identité alors je vivais un peu deux vies, le dimanche j’allais à l’église et les reste de la semaine et bien je voulais l’approbation des gens alors j’imitais les jeunes.

J’étais une fille influençable. Le Seigneur me protégeait de bien des folies. Ensuite j’ai commencé à sortir dans les discothèques avant l’âge requis. J’y allais semaine après semaine tout en allant à l’église le dimanche. J’étais comme un « Mini-Wheat », j’avais deux faces. Le Seigneur était patient avec moi et jamais il n’avait enlevé sa main sur moi.

Un jour que j’étais à la discothèque, j’étais bien « down » et mes yeux se sont ouverts, l’Esprit parlait à mon cœur. Je me suis mise à regarder autour de moi, la façon dont les gens se comportaient et j’ai réalisé que ce n’était pas la place d’une enfant de Dieu. Je ne pouvais plus vivre comme ça. J’offensais Dieu en voulant servir deux maîtres. J’ai donc abandonné ce style de vie et j’ai laissé mon Sauveur prendre toute la place.

À partir de ce moment-là , j’ai vue ma vie prendre un nouveau sens, je ne voulais plus vivre pour moi-même, je ne voulais plus faire à ma tête. J’ai donc voulu plaire à mon Dieu, je voulais le servir à tout pris car je savais que c’est dans la mesure qu’on s’implique qu’on grandit. Lorsqu’on prend des décisions, il y a souvent des épreuves.

En 1988, ma famille a commencé à me trouver bien bizarre, ils croyaient que j’avais eu un lavage de cerveau, il trouvait que je m’empêchais de vivre ma vie de jeunesse. À la maison, ils trouvaient aussi que le Seigneur et la vie d’église prenaient une trop grande part dans ma vie alors vers l’âge de 17 ans, ils m’ont mis à la porte en me disant : « Si tes chrétiens sont si bons que cela et bien ils s’occuperont de toi. »

Sur le coup j’ai trouvé cela bien difficile mais le Seigneur n’abandonne jamais son enfant. Il est écrit dans le Psaume 27 :10 « Si mon père ou ma mère m’abandonne, l’Éternel m’accueillera. » Et cette promesse est réelle dans ma vie, j’ai vécu à gauche, à droite, chez un, chez l’autre. Le Seigneur a toujours pris soin de me trouver un foyer pour habiter. J’allais au Cégep à Longueuil en technique d’éducation en service de garde, je me sentais un peu comme une bohémienne avec mon sac à dos. Ce fut de bons moments pour moi malgré que je ne connaissais jamais mon avenir. Je devais marcher par la foi, dépendre de Dieu totalement et le Seigneur a toujours resté fidèle.

Pendant ces années de 1988 à 1991 j’ai pu participer à J-BEQ (un programme d’évangélisation pour jeunes adultes) à chaque été, j’ai même pu aller en France et en Belgique pour évangéliser tout cela en ayant confiance que Dieu pourvoirait à mes besoins.

Ce que Dieu a fait dans ma vie depuis le jour de ma conversion: il m’a donné une famille où règne l’amour, j’ai maintenant des frères et sœurs. J’ai appris à m’ouvrir, à communiquer, à pardonner. J’ai maintenant l’assurance d’avoir la vie éternelle. Je sais qu’il est toujours là pour m’écouter, m’encourager, me consoler. J’ai maintenant de la joie dans mon cœur et j’ai de l’amour à donner à ceux qui m’entourent.

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

Si vous avez des questions, ou des commentaires, n’hésitez pas à nous contacter! Il nous fera plaisir de vous répondre.