Martine Roussel

Ayant dansé trois ans avec l’école de formation des Grands Ballets Canadiens, Martine a connu les hauts et plus tard aussi les fonds d’une dépression qui a duré six ans. Mais Dieu s’est servi de cela pour transformer sa vie!


Je suis la dernière d’une famille de huit enfants.

Étant le bébé, c’était plus facile d’avoir l’attention. Toute petite, je ressentais une grande insécurité. J’aurais aimé voir plus d’harmonie dans ma famille.

Vers l’age sept ans, j’ai débuté des leçons de ballet classique. À douze ans j’ai quitté ma famille pour des études à l’école Pierre-Laporte affiliée aux Grands Ballets Canadiens.

Après chaque année d’étude, je revenais l’été pour les vacances. Un jour une de mes sœurs nous a parlé de la Bible, du ciel, de l’enfer, et nous a dit qu’à travers ce livre nous pouvions savoir comment avoir la certitude d’une vie éternelle après la mort.

Durant mon école primaire, j’ai été frappée par une automobile. Je croyais que j’allais mourir. La mort est devenue une réalité pour moi et javais peur ce cette grande inconnue. À ce moment là, j’ai cru que la Bible était vraie et je croyais donc au ciel et à l’enfer.

Un soir ma sœur m’a invité à une soirée où on parlait du sens de la venue de Jésus-Christ sur terre. Je croyais que Jésus-Christ était vivant et à la fin de la soirée j’ai invité Jésus à venir dans mon cœur par crainte de la mort, mais sans vraiment comprendre pourquoi j’avais besoin de lui.

À ma troisième année d’études en ballet classique, j’ai commencé à avoir des problèmes aux pieds, et j’ai finalement dû abandonner la danse. Je suis retournée dans ma ville natale pour la fin de mes études au secondaire. Je me suis fait des amis et je participais à des sorties avec eux. Je continuais d’aller à l’église, je lisais la Bible de temps en temps, mais je n’avais pas vraiment de désir de connaître Dieu.

Le temps passait et je je me disais que c’était peut-être normal, que ça viendrait bien un jour. J’étais quand même convaincue que la Parole de Dieu avait toutes les réponses aux problèmes de l’homme. Un jour, un chiropraticien qui fréquentait mon église m’a demandé de travailler pour lui comme secrétaire. J’ai accepté l’emploi. Un an et demi plus tard, nous nous sommes mariés. Nous avons eu deux garçons.

Cinq ans plus tard mon mari m’a partagé qu’il pensait à la possibilité d’aller étudier en théologie aux États-Unis. Nous sommes éventuellement partis pour trois ans en Californie. Là-bas, j’avais ma petite routine. Les enfants étaient tout petits, et mon mari en plus des études,devait travailler de nuit.

Vers la fin de ses trois années au séminaire, les lundis et les semaines commençaient à être lourdes pour moi. Je voyais qu’il travaillait fort et gardait le moral malgré le manque de sommeil. Je voyais aussi sa vie disciplinée, son amour pour Dieu, pour les enfants et moi, et sa constance à se nourrir de la Bible et de parler avec Dieu par la prière.

De mon côté, je ressentais comme un vide intérieur, j’avais toujours besoin d’un petit quelque chose pour le combler. Mon mari me demandait occasionnellement comment allait ma relation avec Dieu. Ça m’indisposait un peu. J’aurais aimé lui dire que ça allait mais ce n’était pas le cas. Alors je me suis pris en main et voulu me discipliner pour faire comme lui.

Je désirais tellement être fidèle à prendre du temps avec Dieu. Mais je voyais que je ne l’étais pas. Petit à petit, j’avais un malaise intérieur: je priais, lisais la Bible et en même temps je commençais à me remettre en question par rapport à l’authenticité de ma foi.
Un dimanche soir à l’église, j’ai crié à Dieu en lui demandant de parler à mon cœur. Les premiers mots qu’a prononcé le prédicateur furent: « Ce soir je vais vous parler d’une femme fidèle. »

Ces mots ont résonné tellement fort en moi que j’ai été prise de panique. J’ai dû sortir de l’église.

Une dame que nous connaissions bien est venue vers nous et m’a demandé ce qui n’allait pas. Je lui ai dit que je n’avais pas la certitude d’aller dans la présence de Dieu si je devais mourir.

Elle m’a parlé avec douceur de la grâce de Dieu. Pour la première fois de ma vie j’ai cherché à comprendre la signification du mot « grâce », ce mot que j’avais entendu depuis plus vingt ans. En même temps, je voulais faire disparaître cette anxiété, et être en paix quant à ma destinée éternelle.

Dans les jours qui ont suivi, mon mari m’a offert un livre qui parlait de la grâce de Dieu. Je me suis empressée à le lire, et dès les toutes premières pages, j’ai lu des passages de la Bible qui me montraient que j’étais coupable à cause de mes péchés. Les mots comme: commandements, autorité, péché, repentance avaient tout un effet sur ma conscience.

Ce jour-là, une lutte intense a commencé avec Dieu.

Face à Lui, je me sentais menacée, et l’angoisse était toujours présente. Je continuais à prier, lire la Bible et quelques livres sur la foi, mais au travers la Bible, Dieu voulait me montrer l’état réel de mon cœur. Moi, je fuyais dans l’autre direction. J’ai alors sombré dans la dépression, ne voulant pas faire face à la vérité.

Les symptômes anxieux demeuraient toujours. J’ai commencé à fuir dans le sommeil, à abandonner mes responsabilités à la maison, j’étais de moins à l’écoute de mon mari et de mes enfants, et je n’allais presque plus à l’église.

Je m’enlisais de plus en plus et la pensée du suicide devenait envahissante. Mon mari a dû m’hospitaliser à plusieurs reprise en soins psychiatriques.

Les produits naturels, l’alcool, les anti-dépresseurs, antipsychotiques, anxiolytiques,calmants, et même les électrochocs, furent des moyens thérapeutiques prescrits mais sans succès. Dieu voulait me parler mais je ne voulais pas entendre ce qu’Il désirait me dire même si je savais qu’Il disait vrai. On dit souvent; « La vérité choque » et c’était mon cas. Je lui résistais!

Je savais que j’étais pécheresse. Le problème était que j’avais de la difficulté à l’entendre et à le reconnaître; et ça fait toute une différence. C’est alors que je me suis dit : « Puisque je résiste à Dieu, toute possibilité de salut est perdue pour moi à tout jamais. »

J’ai commencé à ressentir des tourments jour et nuit. C’était un avant-goût de l’enfer. Je ne mangeais presque plus, ne dormais presque plus, et ne fonctionnais plus normalement. Les professionnels de la santé voulaient m’aider, et parce qu’ils voyaient ma souffrance avait un lien avec Dieu, certains m’ont encouragé à essayer de l’oublier.

J’étais pourtant certaine de son existence. Je ne pouvais pas fuir devant cette réalité et jouer à l’autruche.

La vie avait un goût atroce. Je n’avais plus de répit intérieur, plus d’issue. Il me semblait que personne ne comprenait ce qui se passait en moi. Je ne pouvais pas mettre fin à mes jours, car j’étais convaincue que la souffrance qui m’attendait serait pire encore.

Entre les murs de la maison, à l’hôpital et partout, j’étais de plus en plus consciente que ma douleur était le fruit de ma résistance à Dieu.
Petit à petit, j’ai commencé à voir ma misère et les conséquences pour mes proches. Je me rappelais mon passé, mes comportements égoïstes, mon orgueil et mon amour pour les biens de ce monde.

Un soir à la maison, j’étais encore sans espoir mais je me suis aperçu que tout d’un coup je n’avais plus la pensée de mettre fin à mes jours. Je ne savais plus ce qui m’attendait le lendemain.

Mais Dieu était là et voyait tout. Le jour suivant, après à une conversation avec une autre de mes sœurs, la pensée qu’il n’y avait plus de possibilité pour moi d’avoir une vie éternelle fut enlevée. C’était un miracle! Je voyais que je pouvais repartir à zéro avec Dieu! Ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie…

Ce jour-là, au lieu de fuir devant la personne de Jésus, il est devenu l’unique et précieuse solution à ma misère. Je reconnaissais mon état pécheur. Je comprenais enfin le sens de sa mort sur la croix. Il était venu mourir pour prendre la punition de mes péchés, afin de me libérer! Voilà la signification de la grâce. Un cadeau gratuit pour moi, mais qui a coûté la vie au Fils de Dieu.

La bonne nouvelle de l’évangile fut si merveilleuse! Avant, je voulais être parfaite, mais maintenant je sais que Jésus a vécu la vie parfaite à ma place afin d’enlever mon fardeau. Aujourd’hui, dans sa Parole, Dieu me montre encore mon cœur, mes péchés mais aussi son amour, sa fidélité et son pardon.

C’est en Lui que je puise la paix et la joie, et même j’ai pu à travers les mois qui ont suivi arrêter toute médication.

Dieu a été patient envers moi. Il m’a gardé la vie, il a ouvert mes yeux, m’a protégée de la mort éternelle. Il a sauvé mon âme!
Je remercie Dieu pour ces six années si longues, mais si courtes comparées à l’éternité!

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

Si vous avez des questions, ou des commentaires, n’hésitez pas à nous contacter! Il nous fera plaisir de vous répondre.