Martine LaBrie

Très tôt dans la vie Martine a pensé que si elle était née garçon, elle aurait eu droit à beaucoup plus d’égards dans sa famille. Elle a donc employé toute sa jeunesse à essayer d’obtenir les faveurs de son père et de sa mère…


J’ai vécu le premier quart de ma vie très égoïstement. Très tôt dans la vie, vers l’âge de cinq ans, je me suis aperçue que si j’étais née garçon, j’aurais eu droit à beaucoup plus d’égards dans la famille que le Seigneur avait choisi pour moi. J’ai donc employé toute ma jeunesse à obtenir les faveurs de mon père et de ma mère.

J’ai eu tous les sacrements de la religion catholique. J’ai été baptisée par Mgr LaBrie. Je ne me rappelle guère de ma première communion sauf le fait que je devais aller confesser mes péchés avant de pouvoir communier. C’était toujours pour moi, un moment que je redoutais. Le seul péché que je confessais était d’avoir désobéi à mes parents. Je n’en trouvais jamais d’autres. Nous allions à l’église les dimanches et j’étais ailleurs dans mes pensées lorsque le prêtre lisait l’Évangile et prêchait.

Pour les 9 ans de mariage de mes parents, nous avons reçu l’arbre généalogique des deux familles accompagné de la Sainte Bible. Je me rappelle avoir lu quelques histoires dont la plus spectaculaire était David et Goliath.

J’étais une enfant anxieuse. Je posais beaucoup de questions. J’étais tout le contraire de téméraire. Tout geste était réfléchi avant d’être posé. Je me faisais des scénarios qui finissaient toujours mal. J’avais peur. De quoi? Je ne le sais pas mais je crois que j’avais peur de vivre.

Une de mes tantes était missionnaire au Malawi en Afrique. Nous recevions des belles lettres où elle racontait ses œuvres de mission et je lisais ses lettres avec ferveur. J’aspirais à devenir sœur missionnaire, j’avais le goût de l’aventure beaucoup plus que la soif d’évangéliser.

Je suis partie étudier à Québec à l’âge de 17 ans. J’ai demeuré, la première année, à la Résidence St-Amable tenue par des sœurs. J’y ai passé plusieurs moments à me recueillir et surtout à pleurer car je m’ennuyais beaucoup de ma famille.

La deuxième et dernière année d’école, je suis allée demeurer chez une amie à Charlesbourg. Je croyais que ce serait plus facile dans une famille mais ce fut bien le contraire. J’avais 18 ans et je me posais toujours beaucoup de questions. « Mais qu’est-ce que je peux bien faire sur cette terre? » Je regardais ma vie, celle des autres et je ne trouvais aucun sens à tout ça. Je me suis mise à parler à Dieu mais surtout je lui posais beaucoup de questions. Je n’allais plus à l’église depuis un bon bout de temps. J’étais très malheureuse et déprimée.

Puis je suis revenue chez moi, je me suis mariée avec un homme qui ne croyait pas en Dieu.

En avril 1980, Kathleen est née. Ce qui changea toute ma vie! Mon mariage s’est terminé définitivement 3 ans plus tard. Je me suis rapprochée à nouveau du Seigneur. Je voulais que Kathleen soit proche de Dieu. Elle a donc fait tous les sacrements pour qu’elle puisse un jour se marier à l’église. Nous allions à l’église tous les dimanches et puis j’ai joint la chorale. Je me rends compte aujourd’hui que les chants étaient tous ou à peu près tous composés à partir des psaumes et cantiques venant de la Bible. C’est là que je prenais ma nourriture spirituelle pour passer au travers de la semaine.

Puis mon père est décédé en 1998. Même si on ne se voyait pas souvent, on se parlait au téléphone. Je lui en ai voulu pendant longtemps d’être parti à 73 ans à cause de la cigarette. Je me suis mise à détester tellement ce fléau que j’en suis devenue allergique. Je me suis mise à espérer le revoir un jour au ciel avec Jésus.

Un an plus tard, la compagnie pharmaceutique où j’avais investi tant de labeur a fait faillite. J’y étais depuis deux ans et demie et j’étais passionnée par mon travail. On me respectait, j’avais un excellent salaire au-dessus de mes espérances mais aucune autre place pour une vie sociale ou familiale. Mes collègues de travail recherchaient mon expertise et mes qualités décisionnelles. J’étais finalement où je voulais être après 25 années de travail acharné. Je me suis sentie supérieure, indispensable. J’étais au contrôle et il n’y avait pas de problème que je ne pouvais régler. Je ne me rendais pas compte de mon attitude destructrice pour l’âme et pour le corps. J’ai fait un épuisement professionnel qui a duré six mois.

Je me suis mise à prier Dieu. Je ne voyais plus de sens à ma vie. J’avais tout perdu mes repères. Aujourd’hui, je sais que Dieu était au contrôle. Il m’a donné ce que j’ai voulu puis Il me l’a enlevé quelque temps après pour me montrer que je faisais fausse route.

J’ai quitté la grande ville pour aller m’installer chez ma mère et je suis retournée à l’école en vue de devenir infirmière car je voulais devenir missionnaire. Le tout m’aurait pris 3 ans. C’était mon nouveau but dans la vie. Je me disais qu’en prenant soin des autres, je m’oublierais et je retirerais de la satisfaction à faire du bien. Je pourrais avancer ma cause auprès du Seigneur par les œuvres.

Ce n’était pas le plan de Dieu.

J’ai rencontré Léo. Nous nous sommes fréquentés et quelques mois plus tard, je me suis retrouvée à Fermont. J’y ai passé 5 années loin du Seigneur, misérable, me demandant bien qu’est-ce que je faisais là. Je me suis découragée souvent. Mais j’aimais Léo et j’avais le sentiment que c’était là où je devais être. Nous nous sommes mariés. J’étais tiraillée par le désir de retourner en ville près de ma fille et celui d’être avec mon amour Léo.

Mon frère Daniel qui est chrétien est venu me rendre visite à Fermont. Il a partagé sa foi avec moi en répondant à quelques questions mais il n’a jamais insisté.

Puis Léo a été transféré à Port-Cartier. Le 30 août 2007, notre ménage arrivait au 65 de la Rivière mais pas Léo. De mois en mois, son transfert était imminent. J’avais alors beaucoup de temps libre. Je suis allée à l’église mais je n’y ressentais aucun bienfait. Mon frère arrêtait me voir de temps en temps et c’est à ce moment-là que j’ai demandé à Daniel de l’accompagner à son église. C’était en octobre dernier. Je me suis sentie bien accueillie et j’ai aimé le déroulement de la réunion.

La semaine a passé et j’y suis retournée seule car mon frère travaillait. Jacques est venu se présenter et m’a invitée à la réunion de prière du mardi. Puis chez lui avec son épouse pour répondre à mes nombreuses questions.

Jacques m’a parlé du mystère de la croix. Pourquoi Jésus-Christ était mort, qu’il fallait se repentir de nos péchés. Qu’il y a deux chemins : celui du monde et celui de Dieu. Que Jésus-Christ est le chemin étroit qui mène au salut et à la vie éternelle. Que ce n’est pas par les œuvres qu’on obtient le salut mais par la seule grâce de Dieu. Que nous sommes sur la terre pour la seule gloire de Dieu. Qu’il nous faut naître de nouveau pour voir le Royaume de Dieu.

Je me rappelle avoir pensé que ça ne pouvait pas être aussi simple que ça. J’ai commencé à lire la Bible. J’ai lu beaucoup de livres pour comprendre par différents outils le message du Salut.

Je ne ratais pas une occasion d’entendre la Parole, de côtoyer les frères et les sœurs.

Dans les 3 mois qui ont suivi, il y avait une question qu’on me posait souvent : « Martine, est-ce que tu crois que tu es sauvée? » Je répondais que j’avais l’impression de l’être mais, je ne pouvais pas expliquer comment c’était arrivé. Donc, à mon avis, je ne pouvais pas l’être. Je commençais à désespérer d’être sauvée. Je priais Dieu de bien vouloir me donner un signe pour me confirmer mon salut.

Un bon dimanche matin de la mi-janvier en arrivant à l’église, comme à mon habitude, je me suis dirigée à la librairie pour voir s’il y avait quelque chose de nouveau à lire. Mon regard s’arrêta sur un tableau intitulé : « La Colère »

« Rappelez-vous bien ceci, mes chers frères : Chacun doit être prompt à écouter, mais lent à parler, Et lent à se mettre en colère; Car un homme en colère n’accomplit pas ce qui est juste aux yeux de Dieu. C’est pourquoi, rejetez tout ce qui salit, tous les excès dus à la méchanceté. Accueillez avec humilité La Parole que Dieu plante dans votre cœur, car Elle a le pouvoir de vous sauver. » Jacques 1 : 19-21.

Je l’ai acheté et en arrivant chez moi, je l’ai accroché bien en vue et je l’ai relu.

J’ai vu mon péché comme si j’avais reçu un coup de hache en plein visage. J’ai vu ma vie défiler devant moi. La colère était en moi depuis très longtemps. Elle s’était formée en moi à l’âge de 5 ans et ne m’avait plus quittée. À plusieurs moments dans ma vie, je l’ai laissée se défouler sur les autres mais aussitôt que c’était terminé, je le regrettais amèrement car je venais de perdre le contrôle et de montrer ma vraie nature. Ma nature de pécheresse. J’avais bien honte de m’être laissé emporter par celle-ci. Je savais bien que ça ne règle rien.

C’est là que j’ai vraiment compris et que je devais me repentir. J’ai demandé pardon à Dieu. Je l’ai remercié d’avoir envoyé son Fils Jésus-Christ pour mourir sur la croix afin de me laver de tous mes péchés.

C’est ce soir-là, dimanche le 3 février 2008, en me couchant que j’ai regardé la croix et que j’ai parlé à Dieu : « Fais-moi un signe, Seigneur pour que j’aie l’assurance de mon salut ». Après minuit, je me suis réveillée doucement en entendant la voix du Seigneur me dire : « MARTINE » Je n’oublierai jamais la voix du Père. Elle est douce, rassurante et autoritaire toute à la fois. J’ai savouré ces quelques secondes et je l’ai remercié puis je me suis endormie.

J’avais maintenant l’assurance du salut! Je suis sauvée!Nous nous sommes réjouis de ma nouvelle naissance…

Cette même journée, le premier changement qui s’est produit en moi, ce fut une paix intérieure. L’anxiété, la nervosité, la fébrilité qui était constamment avec moi s’étaient évaporées. À la place, il y avait une douce chaleur blanche au milieu de ma poitrine. D’heure en heure, jour après jour, pour quelques jours, cette chaleur grandissait mais gardait la même intensité. J’ai ressenti un bonheur immense.

Dans les jours qui ont suivi, le deuxième changement important qui s’est produit fut ma nouvelle compréhension dans les écritures. Je lisais chaque jour ma Bible et je comprenais l’Évangile ce qui était très difficile auparavant. Auparavant, j’avais l’impression que tout était écrit en parabole et c’est ce qui m’avait découragée à plusieurs reprises avant ma conversion.

J’ai beaucoup lu dans ma vie. Toutes sortes de lecture. Surtout des livres ayant des recettes de vie telles que : Comment guérir l’anxiété, Comment réussir dans le milieu du travail, Compatibilité des aliments pour une meilleure digestion. J’étais obsédée par ma santé. J’avais donc une capacité de compréhension assez bonne des livres techniques, psychologiques et médicinaux.

En conséquence, ma grande découverte, c’est que toutes les recettes pour une vie saine remplie d’amour et de paix se trouvent dans la Sainte Bible. C’est fantastique! Il s’agit de lire les Paroles du Seigneur et de les appliquer tout au long de notre vie.

Maintenant que je suis sauvée, mon but, c’est de rechercher à grandir et à connaître Dieu!

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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