Martin Alle

Martin a connu des moments difficiles durant sa jeunesse, au point même de penser en finir. Mais Dieu l’a rattrappé et lui a donné une nouvelle raison de vivre…


Je suis né le 13 février 1971 à la crèche de la Miséricorde à Montréal. Ma mère, étant jeune et sans support, a décidé de m’envoyer en adoption. Environ deux semaines après ma naissance, le frère de ma mère, son épouse et leurs deux enfants, ont décidé de s’occuper de moi. J’ai grandi chez eux jusqu’à l’âge de treize ans. À ce moment je m’appelais Martin Brouillard.

Un jour, vers l’âge de onze ans, un homme est venu chez nous en même temps que notre voisin. Cet homme a profité de l’occasion pour parler de Dieu à mon voisin. Je me souviens qu’il parlait de l’enfer comme un endroit où les personnes qui ne croient pas en Dieu vont brûler pour l’éternité. J’étais terrifié. J’ai dit à cet homme que je ne voulais pas aller dans ce feu ardent. Alors cet homme m’a offert de prier avec moi et dans cette prière j’ai demandé à Dieu de me protéger et de me garder.

Par la suite, lorsque j’ai eu treize ans, mon oncle et ma tante ont divorcé. Ma tante est partie avec un homme qui aimait beaucoup trop les petits garçons. Mon oncle, pour éviter que j’aille avec ma tante et son copain, a eut l’idée de payer tous les frais d’adoption pour qui voudrait de moi… Cette personne était le petit ami de ma mère biologique. Cet homme avait une entreprise et ce qu’il voulait avant tout ce n’était pas un garçon mais un esclave. Le jour où je suis entré dans cette maison et que les papiers d’adoption ont été signés, j’ai vu la trahison. De treize à dix-sept ans, j’ai fait des semaines de travail de 60 à 120 heures. J’ai même été sévèrement averti de ne jamais entrer en contact avec mon ancienne famille, j’ai obéi avec crainte.

Durant l’été de mes dix-sept ans, j’ai décidé de partir de cet endroit pour aller habiter à Montréal. Mais il était trop tard, j’étais déjà en dépression majeure et je parvenais avec difficulté à me trouver de l’emploi. Les revenus étaient minces. Lorsque je prenais des marches, je voyais des sans abris qui fouillaient dans les poubelles pour se nourrir et je voyais que c’est ce qui allait m’arriver si je continuais dans cette direction.

Un jour, j’en suis venu à vouloir m’enlever la vie. Le logement où j’étais avait même un trou au plafond, puisqu’il était en rénovation, pour y passer la corde. Mais je n’arrivais pas à le faire car la personne qui me logeait était vraiment une bonne personne et je ne voulais pas qu’il ait un choc en me trouvant.

À la place, j’ai pris le téléphone et j’ai composé le numéro de ma cousine, dont j’étais sans nouvelles depuis cinq ans suite à l’interdiction de mon père adoptif de la contacter. Dès qu’elle a su que c’était moi, elle m’a demandé mon adresse et elle est venu me chercher immédiatement. Je suis allé demeurer chez elle le temps de récupérer. Elle m’a dit qu’elle priait déjà pour moi depuis un certain temps.

Durant le temps que j’ai passé chez elle, je me faisais parler souvent de la Bible, par elle et par son frère. Mais j’étais totalement désintéressé, parce que je croyais que c’était une secte où les gens étaient confinés à une vie plate et qu’ils étaient obligés de donner leur argent. Par contre, je croyais ce qu’ils me disaient et je savais que j’étais perdu pour l’éternité parce que Dieu dit qu’il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hébreux 9.27).

Je n’étais toujours pas remis de ma dépression et au cours de la journée du 21 août 1988, je planifiais mon suicide. Mais la peur de l’enfer qui m’avait été raconté à l’âge de 11 ans, me revenait et je savais que je serais perdu pour l’éternité. Alors je contactai mon cousin qui habitait à environ 10 kilomètres de là, pour qu’il m’explique comment éviter l’enfer. J’avais planifier de me suicider ce soir-là en revenant de chez lui en allant frapper un gros arbre face à une courbe.

Mon cousin a lu avec moi une petite bande dessinée biblique dans laquelle il y avait les réponses à mes questions. J’ai vu comment j’étais et ce que je devais faire pour être avec Dieu durant l’éternité. À la fin, on parlait de la vie plate qu’on devait avoir par la suite: lire la Bible, prier, aller à l’église. Cela ne me dérangeait pas puisque je m’en allais me suicider… Dieu m’a montré que j’avais péché, et qu’à cause de ça je ne pouvais pas aller au ciel avec Lui. J’ai reconnu que Jésus est le Fils de Dieu, je Lui ai demandé pardon et Lui ai remis ma vie. Au même instant, j’ai senti une grande joie m’envahir et le désir de m’enlever la vie est parti. J’avais le goût de lire la Bible pour pouvoir le connaître plus, j’étais impatient d’aller à l’église et ce soir-là, sur la route du retour, j’ai loué Dieu; j’étais une personne transformée. J’ai maintenant une relation directe avec Dieu. Ce n’est pas une secte ou une religion, mais vraiment une relation personnelle et vivante avec Dieu…

Maintenant je suis marié depuis 18 ans. Nous avons quatre merveilleux enfants. Dieu m’a rendu un homme fonctionnel dans la société malgré mon passé.

P.S. J’ai toujours la même passion pour aller à l’église!

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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