Jacques Poirier

Même s’il avait tout pour être heureux, Jacques se questionnait souvent sur le sens de la vie. Durant sa première année d’études en chiropratique, une question posée par une collègue de classe a fait basculer sa vie…


J’ai grandi dans une famille pratiquante; quand j’étais jeune nous allions à l’église le dimanche. Mon père avait un atelier de soudure et on était bien en famille. Nous possédions un chalet, et nous faisions du ski alpin les fins de semaine, de la motoneige, du ski nautique et de la moto l’été.

Nous avons même fait plusieurs voyages dans les pays chauds… Nous étions gâtés!

Je réussissais bien à l’école et dans les sports, j’ai fait longtemps de la natation de compétition. Jeune, j’avais pris conscience de Dieu, de Jésus, et je voulais sincèrement lui plaire. À ma première communion: je me rappelle avoir entendu qu’il faudrait remercier Dieu à toutes les fois que j’irais communier. Je me suis dit: « D’accord, je vais essayer! »

Malgré que j’avais tout pour être heureux, et malgré tout ce que nos parents faisaient pour nous, j’avais un vide, malaise. Une nuit, je me suis arrêté dans le bois, assis sur ma motoneige, et je me suis demandé: « Qu’est-ce qu’on fait ici sur terre? »

Au secondaire, commencé à chercher le bonheur, le plaisir dans ce que je pouvais avoir autour de moi, et j’ai arrêté de penser à Dieu. À 14 ans, j’ai arrêté d’aller à l’église, commencé à fumer en cachette. J’ai alors découvert la boisson, la drogue, les relations avec les filles… J’ai abandonné les sports.

Mes notes à l’école et mes relations avec mes parents en ont souffert un coup durant ce temps-là. Au Cégep, fortement encouragé par mon père, je me suis repris en main: j’ai recommencé le sport, et repris mes études au sérieux.

Tout allait bien, mais il y avait toujours ce questionnement: « Travailler, manger, dormir: est-ce seulement ça la vie? » J’ai cherché des réponses dans l’ésotérisme, l’auto-hypnose. Je me suis fait vraiment peur en essayant de faire un voyage astral.

Je suis parti à Toronto étudier en chiropratique, une copine de classe m’a posé une question qui a changé le cours de ma vie: « En quoi tu crois, Jacques? » En essayant de lui répondre, j’ai réalisé que je n’avais aucune idée en quoi je croyais: mes croyances étaient un ramassis d’idées de jeunesse, de restants de cours de philosophie… Cette amie m’a expliqué qu’elle croyait au Dieu de la Bible, qui a créé l’univers, et envoyé son Fils Jésus mourir sur la croix. Je l’ai quitté en réalisant: « Il faut que je trouve en quoi je crois. Dieu existe-t-Il vraiment? »

J’ai alors emprunté une Bible. Je me suis mis à prier au plafond: « Dieu, si tu existes, montre-le moi! » Je pensais alors que la Bible était un livre de fables, d’histoires à ma grand-mère. Mais en la lisant, j’ai réalisé qu’elle disait vrai: elle parlait des choses réelles, le bien, le mal, l’amour, l’hypocrisie. Je me reconnaissais, je ne pouvais rien contredire.

Parallèlement, je découvrais le corps humain durant mes cours d’anatomie et de physiologie. Je trouvais le corps humain tellement complexe qu’il devenait évident pour moi que ça ne pouvait pas être venu là tout seul! Je réalisais que Dieu existait et la Bible était vraiment sa Parole. Ma prière est devenue: « Seigneur, tu existes. Qu’est-ce que tu veux de moi? » Il a commencé à me le montrer sur une période de trois mois en 1983. Ce n’était pas une voix audible, mais c’était aussi clair que quand on se parle.

La Bible dit que Dieu existe. Il nous a créé, et tous ceux qui sont sur la terre. Il a créé l’univers, et le tient en mouvement. Elle affirme que Dieu est saint, pur, bon, incroyablement merveilleux! Qu’Il nous a créés pour qu’on puisse le connaître, l’aimer et lui obéir de tout notre cœur. Avoir une relation intime avec lui. Elle dit par contre qu’il y a dans nos vies un obstacle à ce genre de relation, quelque chose qui nous sépare de Dieu. La Bible appelle cela le péché.

Pour moi ce n’était pas clair au début, mais j’ai compris par la suite que le péché était la tendance égoïste qui réside au fond du cœur de chaque être humain. Le péché est là, il réside profond dans le cœur, mais se montre de toutes sortes de façons: quand nous mentons, prenons ce qui n’est pas à nous, voulons absolument avoir raison, quand nous prenons le nom de Dieu en vain. Et surtout quand nous plaçons les choses de notre vie dans une position plus importante que Dieu, qui nous a donné tout ce que nous avons.

J’ai compris que j’étais coupable. J’avais fait toutes ces choses-là! Dieu n’avait pas la première place dans ma vie. Je faisais ce que je voulais, quand je voulais, comme je voulais. Dieu, pour moi c’était: « Quand j’aurai besoin de toi, je te sonnerai ».

La Bible dit que: Dieu est pur et saint, et que le mal ne peut pas exister près de Lui. Dieu haït le péché, parce que c’est un affront à sa personne et que le péché nous sépare de lui. Dieu punit le péché, et ceux qui commettent le péché. Dans un endroit éternel que la Bible appelle l’enfer. J’étais convaincu que j’étais dans la mauvaise direction, m’en allais au mauvais endroit!

Mais la Bible dit aussi que Dieu est rempli d’amour et de compassion. Qu’Il a prévu une façon par laquelle tous ceux qui ont péché contre Dieu peuvent être pardonnés: Il a envoyé son Fils, Jésus, sur la terre il y a deux mille ans, mourir sur la croix, prendre notre châtiment à notre place. Et la Bible dit qu’Il est ressuscité des morts, et à cause de cela, que si nous sommes prêts à nous humilier devant Dieu, nous détourner de nos péchés et à croire en Jésus comme notre Sauveur et Maître, Dieu nous accorde le pardon de nos péchés et la vie éternelle!

Au printemps 1983, c’est exactement ce que j’ai fait. Je me suis mis à genoux dans ma chambre au sous-sol: « Seigneur, prends ma vie, fais ce que tu veux avec. À partir de maintenant je veux te suivre. » Il n’y a pas eu d’éclairs, ni de coups de tonnerre! Mais j’étais convaincu que Dieu m’avait entendu, et que ma vie ne serait jamais plus la même!

Dans les jours qui ont suivi, j’ai compris ce qui s’était passé: la Bible dit que j’étais devenu une nouvelle créature. Je venais d’être adopté dans la famille de Dieu! Dieu avait pardonné mes péchés! J’avais maintenant cette relation intime avec Lui pour la première fois de ma vie!

C’était comme si j’avais toujours avancé dans la vie avec le soleil dans le visage. En me détournant de mes péchés, j’avais maintenant le soleil dans le dos et pouvais vois clairement les choses… Je lisais la Bible et maintenant je comprenais ce que mon Père me disait! Certains pensaient que Jésus était une autre de mes folies, et que ça allait passer. Au contraire, depuis ce moment, ma relation avec Lui a toujours été en grandissant…

Je me suis mis à aller à l’église, non parce que j’y étais forcé, mais parce que c’était une joie d’adorer mon Sauveur avec mes frères et sœurs! Avant, je voyais Dieu comme un bonhomme dans le ciel avec un bâton de baseball frappant les gens aussitôt qu’ils avaient un peu de plaisir… Maintenant je découvre combien Il est parfait et pur, bon et merveilleux: Il haït le péché et doit le punir, mais combien il aime et désire que les pécheurs se tournent vers Lui pour être pardonnés!

Depuis le printemps 1983, le centre de ma vie maintenant, c’est Dieu! C’est Lui que j’aime, c’est pour Lui que je vis. Je peux vous dire en toute honnêteté que: de tous les endroits que j’ai visités, toutes les personnes que j’ai rencontrées, toutes les aventures que j’ai vécues, absolument rien se compare avec la joie de connaître Dieu et Jésus-Christ, de savoir que mes péchés sont pardonnés, que j’ai maintenant cette relation intime avec Lui maintenant et pour l’éternité!

Je sais maintenant d’où je viens, ce que je fais ici sur la terre, et où je vais après!

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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