Jacques Dupont

À l’âge de treize ans Jacques était le seul à courir sans arrêt, pendant que le reste du monde marchait autour de lui. Et comme le Ritalin n’existait pas à l’époque, Dieu a dû le foudroyer deux fois pour l’arrêter!


Si je vous disais que j’ai appris à marcher à l’âge de treize ans? Avant cet âge, je ne savais que courir. Comme dans le film « Forrest Gump», je courais environ 16 km par jour. Je courais depuis mon plus jeune âge. J’ai réalisé à l’âge de treize ans que j’étais le seul à courir sans arrêt pendant que le reste du monde marchait autour de moi. Et comme le « Ritalin » n’existait pas à l’époque, mes parents m’ont vite expédié à la ferme de mes oncles en Ontario, afin de brûler mon surplus d’énergie dans les travaux de la ferme. J’étais un garçon très turbulent.

J’ai débuté ma vie à Montréal, tout près de Dorval. Mon père et ma mère étaient de religion catholique, très pratiquants. J’étais l’aîné d’une famille de sept enfants et nous avons eu de très bons parents.

Mon enfance a été perturbée par la maladie entre mon troisième et neuvième mois. À cet âge-là, on aurait pu me confondre avec les prisonniers des camps de la mort de la deuxième guerre mondiale. À neuf mois, je pesais neuf livres et je mesurais vingt-deux pouces. Ma mère me transportait dans son sac à mains. J’ai passé très près de la mort mais un médecin a trouvé la « formule magique » pour contrer la maladie.

C’est vers l’âge de huit ou neuf ans que j’ai fait la foudroyante connaissance du Dieu omniprésent et de sa toute puissance. C’était l’été et un gros orage faisait rage vers l’ouest. Des éclairs immenses fendaient en deux le firmament rempli d’épais nuages noirs. Insouciant, je sautillais entre le poulailler et la grange dans l’enclos des taures, à trois cents pieds de la maison. Ma grand-mère était sortie pour me dire d’entrer à la maison car la foudre risquait de me frapper. Je lui fit comme réponse que je n’avais pas peur de la foudre et brandissant mon poing vers le ciel, je dis à Dieu : « Envoies-en! Tu vas voir comment je tricote ça! »

Je me suis mis à courir vers la maison bordée d’érables centenaires en sautant la clôture de quatre pieds comme un « springbok ». Je faisais des bonds de côté pour éviter les quelques gouttes de pluie qui commençaient à tomber ici et là lorsqu’un éclair frappa le sol à quelques pieds de moi. La déflagration fut instantanée. J’ai été propulsé, à six pieds dans les airs, sur le plan horizontal. Et j’expérimentai sur place le principe d’Archimède : Tout ce qui monte redescend! J’ai tenté un mouvement de contorsion pour rebondir comme un chat sur le bout des doigts et des orteils, mais sans succès. Et je me suis retrouvé à plat sur le dos, n’ayant plus d’air qui passait dans mes poumons. Pris de panique, je me suis relevé et je parti de nouveau, à la course, pensant être assez bon pour franchir les cinquante pieds qui m’auraient mis à l’abri sur le perron derrière la maison.

Je me suis évanoui juste devant l’escalier. C’est à ce moment que j’ai imploré Dieu de me pardonner et je lui ai demandé de me redonner mon air. Autrement, je me retrouverais dans une boîte plus tôt que prévu. Le Seigneur acquiesça à ma demande et j’ai pu respirer de nouveau. À partir de ce jour, j’ai craint Dieu dans le sens du respect.

Dieu m’a épargné la vie plusieurs fois. Je me suis enrôlé dans l’armée en 1971 puis j’ai joint le corps policier de la ville de Sept-Îles en 1974. Je me suis marié en 1976. Nous avons eu un garçon et nous avons finalement divorcé en 1979. J’ai connu ensuite une vie déréglée : Adultère, boisson, bars. J’étais malheureux et je cherchais à combler un vide à l’intérieur de moi. Un jour, j’ai lu l’histoire de Job dans le Reader’s Digest. J’ai été très touché par la vie de cet homme et par ses souffrances. Ma voisine m’a parlé du Seigneur Jésus et m’a invité à me joindre à leurs réunions au centre récréatif.

Un dimanche de Pâques, je suis allé m’entraîner au centre récréatif. La salle d’haltérophilie était fermée ce jour-là. J’entendais des chants qui provenait du petit théâtre et je m’y suis arrêté. J’ai vu quelqu’un lire dans une Bible et je lui ai demandé de me fournir une Bible comme la sienne. Mais la librairie, ce dimanche-là, était fermée. Les gens étaient sympathiques et ils parlaient avec un cœur sincère.

Le dimanche suivant, après m’être procuré une Bible à la librairie de l’Église, j’ai lu chez-moi le passage de Jean 6.27 où Jésus dit : «Je vous donne la paix, je vous laisse ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraie point ».

C’est en septembre 1983 que j’ai mis Dieu au défi de me montrer un prisonnier de « pen » devenir pasteur. Car je ne comprenais pas complètement le salut et j’avais besoin d’une preuve tout comme Gédéon. Il me le montra deux fois, coup sur coup. Et comme l’éclair qui me foudroyait une seconde fois, je reconnu mon état pécheur et j’acceptai Jésus-Christ comme le Sauveur et le Seigneur de ma vie.

Quelques mois plus tard, je me suis joint à l’Association Internationale des Gédéons au Canada, porteur de la Bonne Nouvelle de Christ. En 1986, j’épousai Marjolaine et Dieu nous donna trois magnifiques enfants. Notre garçon a fait profession de foi et s’est fait baptiser . Nos deux filles désirent suivre le Seigneur et font actuellement la formation Rencontre avec le Maître.

Dans ma vie, Dieu m’a foudroyé à deux reprises et ma sauvé la vie à plusieurs occasions. Aujourd’hui, je suis heureux de dire : «Christ est ma vie et la mort m’est un gain».

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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