Gérald Pelletier

Durant 23 ans Gérald a fait la sourde oreille à Dieu. C’est à travers une période de crises d’angoisse que Gérald a finalement été prêt à entendre ce que Dieu voulait lui dire…


J’ai grandi dans une famille catholique à St-Alexandre des Lacs, près d’Amqui. J’étais l’aîné d’une famille de trois garçons et cinq filles.

On allait à la messe tous les dimanches. Je me rappelle que ma mère et mes tantes disaient que j’allais faire un curé. C’était un peu la tradition dans ce temps-là.

Moi j’étais pas pour ça. J’allais à l’église pour obéir à mes parents. Je comprenais pas vraiment grand chose à tout ça.

Chez nous c’était ma mère qui était plus portée vers les choses de Dieu. Vers l’âge de six ans elle m’avait emmené à une retraite paroissiale. L’évêque prêchait toute la journée. Il parlait trop fort et je me suis mis à pleurer. Ma mère a dû me ramener à la maison.

La première fois que j’ai eu connaissance que Dieu m’a aidé: j’ai manqué me noyer à l’âge de douze ans. Je me suis dit: « Ça y est, je suis fini. » J’entendais de la musique, mais à ce moment mon père m’a sorti de l’eau par les cheveux. Je remerciais Dieu de m’avoir sauvé la vie.

En grandissant, il fallait s’occuper des travaux de la ferme. Ça me donnait une raison pour aller de moins en moins à l’église.

Une fois, ma mère m’avait dit: « Viens, viens, il faut que tu viennes à l’église! » Je suis allé avec elle, mais je suis sorti par une autre porte, et je suis retourné à la maison, deux milles à pieds.

À dix-sept ans, je suis déménagé à Sept-Îles. J’ai connu les garçons de taverne, et j’allais dans les clubs. Je travaillais, je sortais et je buvais. J’étais content de vivre comme ça, pour moi il y avait pas plus que ça.

En 1977 il y a eu une grève à Québec Cartier. La compagnie IOC était arrêtée, et j’ai été mis à pied de mon travail pour Porlier Transport. Un ami à moi déménageait sur la rive sud. Je suis allé avec lui à St-Octave de Métis pour l’aider sur sa ferme.

Au printemps 1978 j’ai connu Brigitte. Elle allait encore à l’église et ses parents aussi, c’était très important pour eux. Quand on a commencé à se fréquenter, il fallait que j’y aille moi aussi!

Je suis aussi devenu ami avec un pasteur, Marc-André Roy. J’ai commencé à aller à des réunions bibliques avec eux dans sa maison. C’est la première fois que j’ai vraiment entendu parler du Seigneur comme ça.

J’allais encore à l’église catholique aussi. Je me rappelle qu’avant Pâques cette année-là, le curé et Marc-André parlaient tous les deux des mêmes sujets. Je me suis dit: « C’est tout amenché ensemble ces affaires-là! »

Je voyais avec les études que je faisais avec Marc-André qu’il y avait quelque chose qui clochait avec ce qu’on nous enseignait à l’église catholique. Finalement j’ai décroché et j’ai arrêter d’aller à une et à l’autre église.

En 1978 je suis revenu sur la Côte-Nord, et j’ai commencé à travailler pour QCM.

Vers 1989, Martin Pelletier, le frère de Brigitte et Nathalie, me disait que Jésus l’avait sauvé. Selon moi, il était mal parti et ça allait très mal dans sa vie. Je trouvais que c’était bon les changements qui s’étaient passés pour lui.

Les beaux-parents étaient après lui et aimaient pas ça. Je leur disais: « Laissez-le faire, Dieu arrange sa vie, c’est correct ça. »

J’étais le seul membre de la famille favorable à ce qui lui arrivait. J’écoutais sans argumenter, mais je n’en voyais pas l’utilité pour moi.

Mon garçon Julien, lui, parlait beaucoup avec son oncle Martin. Et Julien nous en parlait beaucoup à la maison.

Il s’est converti au Seigneur, et s’est fait baptiser. Brigitte y est allée, mais moi j’étais sur la ligne. Julien écoutait sa musique chrétienne à tue-tête dans sa chambre et ça faisait fâcher sa mère des fois.

Notre garçon David a commencé à avoir des problèmes de santé dans ces temps-là et on se retrouvait face à un cul-de-sac pour des traitements pour lui.

J’ai commencé à faire des crises d’angoisse en 1991. Ça empirait toujours. C’était la nuit, alors je me levais et je lisais le journal, ou j’allais prendre des marches pour me fatiguer pour réussir à me rendormir.

Un dimanche à l’automne 1999, je me suis levé angoissé à minuit. Je suis allé chercher le journal dans la boîte à lettres: pas de journal. Julien m’a prêté une Bible. Je me suis mis à lire dedans. Je l’avais déjà lue au complet auparavant dans mes études avec Marc-André, mais j’avais jamais vraiment compris.

Cette nuit-là, j’ai lu Ésaïe 59.1-2, qui dit: « Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter. »

J’ai réalisé que c’étaient mes péchés qui me séparaient de Dieu.

C’est là que j’ai voulu me rapprocher du Seigneur et être réellement sauvé. Et ce soir-là, quand je suis retourné me coucher, c’était réglé.

J’ai vu qu’à ce moment-là, Dieu m’a vraiment sauvé. J’avais la paix dans mon coeur concernant l’angoisse. J’avais maintenant le goût de connaître Dieu.

J’ai commencé à fréquenter l’église à ce moment-là, à participer aux études. J’avais le désir d’être avec les chrétiens. J’ai vu comment Dieu répondait concernant les besoins de notre fils David.

Maintenant je vois la main de Dieu dans les événements de ma vie, je vois combien Dieu est à l’oeuvre dans ma vie. J’ai le goût de Le servir dans Son église.

J’aime parler de Lui aux gens qui m’entourent. Si ils posent des questions ou m’envoient des « pines » c’est pas grave, je les aime de même.

Pas mal tous savent maintenant que je suis chrétien, et au travail ça causait parfois des discussions!

Pour moi c’est une joie de raconter comment Dieu m’a sauvé, et je veux Le servir pour le reste de mes jours sur cette terre!

 

Si vous désirez savoir comment être réconcilié avec Dieu et avoir la vie éternelle, consultez la présentation suivie de l’Évangile dans la section « Trouver Dieu: comment c’est possible ».

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